La Route de la Soie : transfert d’hommes, d’objets et d’idées

Par Laurence Bernard

Samedi 30 septembre – Salle Henri Desbonnet à Templemars – 15 h à 15 h 45

La conférencière :

Laurence Bernard est agrégée d’Histoire de l’art, chargée de cours à l’Université Saint-Louis Bruxelles, formatrice pour les sections patrimoine et antiquaires en Région wallonne, conférencière et guide-conférencière pour les voyages Marco Polo, spécialiste de la Chine.

L’exposé : 

Le terme de « route de la Soie » se rapporte aux longs chemins qui reliaient la Chine à l’Europe dans l’Antiquité et jusqu’à l’époque moderne. Sur ces routes difficiles, des hommes, des objets et des idées ont circulé, des rencontres se sont faites ou n’ont pas eu lieu ; des intermédiaires ont permis les échanges ou au contraire ont verrouillé les rencontres.

Les routes maritimes ont été tout aussi importantes ; elles attendent cependant les progrès de la navigation pour prendre le relais des longues routes de caravanes.  Les bateaux sont chargés des précieuses étoffes, porcelaines et autres épices, et la mondialisation se met en route, bien plus tôt qu’on a récemment coutume de l’imaginer.

Parcourons, par étapes, les chemins du passé. Ils nous emmènent dans une histoire politique, diplomatique, économique, artistique, littéraire et religieuse autant que commerciale et technique. Diverses populations font partie des échanges : intermédiaires ou conquérants, marchands ou marchandises, émissaires ou prisonniers, ils sont tous porteurs d’une part de leur culture qu’ils transmettent toujours un peu plus loin au gré des relais routiers ou des ports de transit. On y relate son voyage, ses aventures et ses histoires et dans la fierté du chemin parcouru ; il arrive que la réalité se transforme, à l’ombre de la tente ou à la lueur d’une bougie de taverne, en légende qui prend racine et poursuit sa route, jusqu’à devenir roman ou croyance au gré du temps et des chemins parcourus.